Dans un communiqué du 7 septembre, les syndicats s’inquiètent de « l’absence de réponse des pouvoirs publics sur la prise en compte des pertes de production après les dates de fin de vide sanitaire obligatoire », qui « fait planer une grave menace pour la pérennité de bon nombre d’élevages ». Ils déplorent également « les messages contradictoires diffusés par les services décentralisés et le manque d’informations précises sur les sommes perçues par les producteurs ».

Le dispositif de compensation des pertes prend en charge les pertes liées au vide sanitaire jusqu’à la date autorisée de remise en élevage (29 mai pour les palmipèdes, et dates de levée de la zone réglementée pour les volailles). Or, « bon nombre d’éleveurs de palmipèdes et de gallinacés n’ont pas pu remettre en production leur élevage pendant plusieurs semaines après cette date », rappelle la CFA.

Pénurie de poussins et de canetons

Pour les éleveurs, la pénurie de poussins et de canetons a ralenti le redémarrage de la production. Par conséquent, tous les gaveurs n’ont pas été approvisionnés en animaux prêts à gaver. Enfin, il était techniquement impossible de remettre en place les poussins ou les canetons simultanément dans tous les élevages.

« Par ailleurs, nous appelons les pouvoirs publics à faire preuve de pédagogie sur le terrain, demande également la CFA. Aujourd’hui, trop d’éleveurs reçoivent des paiements ou des demandes de remboursement d’avance sans aucune explication, alors que certains obtiennent des informations détaillées. »

E.C.