«Il ne faut pas que certaines mesures préventives souvent plus politiques que sanitaires aient un effet pire que l'absence de mesures, particulièrement pour les producteurs de la filière qualité», a affirmé la Confédération paysanne en réaction aux décisions prises en France à la suite de la découverte de foyers de grippe aviaire sur des oiseaux sauvages en Allemagne.

Si des mesures préventives deviennent nécessaires, le syndicat demande que « celles-ci soient prises à l'issue d'une consultation pluraliste des acteurs des régions concernées ».

«Comme en 2005, on attribue aux animaux sauvages un rôle dans le risque de diffusion de la maladie qui n'est pas le leur: en Europe, les seuls élevages atteints par cette maladie étaient de taille industrielle. Ce type d'élevage avec une concentration très importante d'animaux réunit les conditions indispensables pour que la maladie H5 mute en H5N1», estime la Confédération paysanne.

Par ailleurs, les services vétérinaires tchèques ont annoncé mercredi qu'un second foyer du virus de la grippe aviaire de type H5N1 avait été détecté dans un élevage du centre du pays.

La présence de ce virus dans un élevage de poulets «a été confirmée par le laboratoire national de référence», a déclaré Zbynek Semerad, le porte-parole de l'Administration vétérinaire d'Etat (SVS).

L'élevage de Norin est situé à 4 km de la ferme de Tisova où 6.000 dindes ont été abattues la semaine dernière après la découverte du H5N1 et qui appartient à la même coopérative, selon M. Semerad.

Les mesures vétérinaires exceptionnelles déjà en vigueur seront élargies sans tarder, dans le but d'empêcher une nouvelle propagation de l'infection», a affirmé le ministre tchèque de l'Agriculture, Petr Gandalovic.