Pour ses 30 ans d’existence, qu’il fêtera lors de son assemblée générale du 23 juin à Mont-de-Marsan, le Cifog a fort à faire. Alors qu’il devait être reçu ce jour par le ministre de l’Agriculture, il a récapitulé dans un communiqué du 20 juin 2017 ses principales revendications.

  • Le versement des indemnisations, qui ne sont toujours pas arrivées aux accouveurs et aux éleveurs. Si le cadre est établi, les versements eux-mêmes se font attendre, regrette le Cifog, qui juge cette attente « insoutenable ».
  • L’allongement, après la date limite du 29 mai, de la période de prise en charge par les indemnités. En effet, faute de canetons disponibles en nombre suffisant, un certain nombre d’éleveurs n’ont toujours pas pu redémarrer leur activité. Les pertes totales de cette seconde épizootie s’élèveraient à plus de 350 millions d’euros, selon les estimations de l’interprofession.
  • La définition des règles de production dans le cadre du pacte de lutte contre l’influenza aviaire. À ce titre, le Cifog réitère ses demandes portant principalement sur quatre axes : (1) détection et alerte rapides ; (2) application stricte des règles de biosécurité ; (3) obligation d’abriter les animaux en périodes à risque (l’un des points de désaccord fort avec les autres syndicats – Confédération paysanne et Modef) ; (4) sécurisation du transport des animaux (autre point de désaccord avec les autres syndicats, qui demandent plutôt de réduire les transports d’animaux).

« Ces points fondamentaux doivent s’appliquer à tous les intervenants de la filière en les adaptant en fonction de la taille des exploitations ou des modes de production », exhorte le Cifog.

« Les engagements promis doivent se concrétiser »

Il peut compter sur le soutien de la FNSEA, de la Confédération française de l’aviculture (CFA) et de la Fédération nationale du foie gras, qui rappellent que « les engagements promis doivent se concrétiser dans les plus brefs délais », dans un communiqué du 21 juin. « Certes les procédures d’attribution des aides, en particulier du fait du cofinancement européen, sont longues, concèdent-ils. Mais à force d’attendre, les éleveurs perdent confiance. »

Ils exigent donc le versement du solde des aides pour l’épisode de 2015-2016 « dans les tout prochains jours », et un second acompte sur les indemnisations des préjudices de l’épisode de 2016-2017 (un premier acompte ayant déjà été versé). « Les indemnisations de cet épisode de 2016-2017 doivent couvrir tous les préjudices subis », ajoutent-ils.

E.C.