Le Modef s’inquiète toujours pour les producteurs de foie gras confrontés aux mesures adoptées dans le sud-ouest de la France, à la suite de l’apparition de la grippe aviaire. « Les discussions sur l’indemnisation des producteurs, empêchés de produire en raison du plan d’assainissement, sont encore en cours », déplore-t-il dans un communiqué de presse du 15 mars 2016, .

Le syndicat rappelle qu’il a formulé des propositions « afin que le montant de l’indemnisation colle le mieux possible à la perte de revenu subie qui peut varier d’une exploitation à l’autre. Deux questions restent entières : L’enveloppe, de 105 millions d’euros, sera-t-elle suffisante et quand les aides seront-elles versées ? »

La bande unique « inapplicable »

Le Modef considère que « certains opérateurs […] font le forcing auprès des producteurs pour investir dans des bâtiments neufs. Ce système, présenté comme le plus efficace sur le plan de la biosécurité, est très coûteux. Pour amortir ces nouveaux investissements, il faudra remplir au maximum les plannings de production. Pas sûr que cela soit judicieux sur le plan sanitaire ! »

L’organisation syndicale reste sceptique face à la bande unique, déplorant que le Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras), « dans son projet de guide des bonnes pratiques en palmipèdes, [ne reconnaisse que ce] mode de fonctionnement. » Le Modef « préconise que chaque agriculteur définisse son plan de prévention et de gestion qui sera à faire valider par le vétérinaire ».