Parmi les points potentiels de désaccord, les deux syndicats refusent qu’il devienne obligatoire d’alimenter et d’abreuver les volailles en intérieur, « alors que des protections très efficaces peuvent limiter le contact avec l’avifaune sauvage tout en limitant les investissements pour les éleveurs », soulignent-ils dans un communiqué du 24 mai 2017.

Autre motif d’inquiétude, un audit qui serait à la charge des éleveurs. « Si ces audits ne sont pas très rapidement aménagés pour tenir compte des risques spécifiques à chaque mode de production, nous les considérerons comme le bras armé d’un passage en force à un modèle unique », avertissent la Confédération paysanne et le Modef.

Faire « de sérieux efforts » pour limiter les transports

Ils appellent le nouveau ministre à « défendre des mesures adaptées aux petits éleveurs, en autarcie ou en vente directe et cesser d’imposer une plus grande intégration des producteurs dans une filière capitalistique » et demandent « aux opérateurs de la filière longue de faire de sérieux efforts sur la limitation des transports d’animaux, principal vecteur de dissémination du virus ».

« Il faut également limiter la taille des bâtiments et réduire la densité pour faire baisser la pression sanitaire. Cela devra s’accompagner d’une montée en gamme des produits festifs et exceptionnels et d’une meilleure répartition de la marge au bénéfice des producteurs. »