Tout juste sorti de réunion avec notamment Christophe Barrailh, président du Cifog, et Jean-Michel Schaeffer, président de la Confédération française de l’aviculture, Stéphane Le Foll a présenté les dernières avancées quant aux aides versées aux éleveurs pénalisés par l’influenza aviaire. Il distingue deux types d’indemnisations : celles qui relèvent des événements de 2016 et celles liées à la crise actuelle.

Pour les premières, le ministre annonce qu’une circulaire sera transmise aux préfets dès lundi 23 janvier, pour que soient évaluées les pertes des éleveurs. « Près de 70 % des indemnités ont été versées à la fin de l’année, mais il reste 30 % qui doivent être calculées selon les pertes réelles, rappelle le ministre. L’objectif, c’est que tout soit distribué d’ici à avril, avec un versement prioritaire aux zones touchées de nouveau, cette année. »

S’agissant de la crise sanitaire en cours, les aides aux zones de prévention devraient arriver d’ici au début de mars. « L’évaluation des prix se fera sur la base des calculs de l’an dernier », précise le ministre.

« L’abattage total est la seule solution »

Face aux discours de certains opposants à l’abattage total des populations, le ministre reste inflexible. « Ça n’est pas de gaieté de cœur que nous avons pris cette décision, ni pour embêter qui que ce soit, lance-t-il. Mais le virus est virulent. Pour stopper sa propagation, il faut un cordon sanitaire. »

Même discours du côté du Cifog qui, bien que les mesures appliquées soient lourdes de conséquences pour toute la filière, appelle la profession à respecter les décisions des autorités sanitaires. D’autant que Christophe Barrailh paraît rassuré par les dispositions financières prises par le ministre. « Il y a un cadre, qui certes demande un délai de mise en place, mais c’est un signal, un calendrier, qui permettra aux éleveurs de traverser la tempête », déclare-t-il.

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H.C.