« Le ministère de l’Agriculture a annoncé ce [jeudi] matin la mise en place d’un vide sanitaire sur l’ensemble de la zone de restriction (Sud-Ouest). En clair, il s’agit de stopper progressivement tous les élevages (au moins de canards) et de laisser passer plusieurs semaines avant de permettre le redémarrage de l’ensemble de la production de la zone », écrit la Confédération paysanne dans un communiqué du 14 janvier.

« Pour certains, cela signifiera un arrêt de production de près de six mois et donc une véritable catastrophe économique et sociale ! Par ailleurs, les mesures de biosécurité envisagées font peser de lourdes menaces sur les élevages de plein air. Ces mesures volontaristes obéissent plus à une logique commerciale que sanitaire. Il s’agit, en effet, de rassurer les partenaires pour permettre la réouverture des frontières pour l’ensemble des volailles françaises. »

« Une telle politique, dédiée seulement aux filières d’export, constitue donc une nouvelle attaque contre l’élevage paysan. Si la mobilisation pour gérer cette grippe aviaire est indispensable, elle doit s’accompagner de mesures proportionnées pour les élevages fermiers. Ceux-ci génèrent en effet moins de mouvements donc moins de risques. Le maintien de ces fermes est indispensable à l’emploi, aux territoires et à l’alimentation ! »

A télécharger : le communiqué publié par le ministère de l’agriculture à l’issue du Cnopsav du 14 janvier 2016