Stéphane Le Foll a remis le 22 janvier au ministère de l'Agriculture, le Grand Prix de l'Afja (1) 2012 du journalisme agricole à Aude Boilley pour son reportage « Huit jours avec... les agriculteurs en détresse », paru dans le quotidien Sud-Ouest en février 2012 et à Yannick Curt pour son reportage « 1.000 vaches, le projet qui fâche », paru dans l'hebdomadaire La Terre en juillet 2012.

Sur ce premier sujet, le ministre a rappelé que « compétitivité et solidarité n'étaient pas contradictoires ». « On ne peut pas penser solidarité si on ne produit pas assez de richesse. La compétitive, c'est une entreprise qui a trouvé des marchés. Comme l'a souligné Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture, une petite entreprise qui a un seul marché est compétitive. »

« Ce n'est pas non plus un problème de droite ou de gauche. Il faut redresser le pays. L'idée ce n'est pas que le meilleur gagne, mais tout le monde gagne. Et c'est l'objectif de la mise en place des GIEE (groupement d'intérêt économique et environnemental) dans le cadre de la loi d'avenir pour l'agriculture », a poursuivi le ministre.

Sur le deuxième sujet, Stéphane Le Foll a rappelé que la ferme des 1.000 vaches qui se montait dans le nord de la France était l'objet d'une « espèce de fantasme ». « Le projet ne prévoit que 500 vaches et j'ai visité un élevage bio avec 150 vaches », une façon de dire que l'on peut être gros et respectueux de l'environnement. Il a aussi rappelé que « dans un Etat de droit, si un tel projet respecte la réglementation, on est obligé de l'accepter ». Toutefois, il a souligné que le problème de ce projet était que « derrière, il y a un investisseur et pas forcément un agriculteur. Or, l'enjeu est de permettre l'accès des agriculteurs au capital afin de pérenniser l'activité agricole ». « Ce n'est pas le modèle que je défends », a-t-il précisé.

A.De.