Alors que les ministres européens de l’Environnement se sont réunis ce vendredi 4 mars 2016 à Bruxelles, le dossier controversé du glyphosate a été évoqué.

En effet, la question du renouvellement de l’autorisation de cette substance active herbicide va se poser lundi et mardi au sein d’un comité d’experts des différents États membres.

Et les avis divergent : malgré un avertissement du Centre international pour le cancer (CIRC), une agence de l’OMS, l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, a en effet estimé « improbable » le risque cancérogène. La Commission européenne a en conséquence décidé de recommander le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 15 ans.

Interrogée sur ce dossier à son arrivée, la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, a affirmé que la France allait pousser pour « la position la plus agressive possible ». « On dira non », a indiqué Mme Royal. « En ce qui concerne le glyphosate, il faut vraiment que l’UE, la Commission, s’alignent sur la position la plus protectrice de l’environnement et de la santé », a-t-elle ajouté.

De son côté, le secrétaire d’État allemand à l’Environnement, Jochen Flasbarth, a fait part de discussions toujours en cours au sein de son gouvernement sur la position à adopter.

Foodwatch France, la ligue contre le cancer et Générations Futures, qui ont lancé une pétition commune contre le glyphosate (qui a déjà réuni plus de 90 000 signatures), saluent « cette prise de position, qui va dans le sens du principe de précaution. »

C.F. avec l’AFP