« 3 ans pour le ministre de la Transition écologique, entre 5 et 7 ans pour le ministre de l’Agriculture, c’est maintenant au porte-parole du gouvernement d’annoncer que la France serait prête à accepter 4 ans. » Les quatre associations spécialisées de la FNSEA des producteurs de blé, de maïs, d’oléoprotéagineux et de betteraves dénoncent, dans un communiqué commun du 26 octobre 2017, les positions variables de la France concernant le renouvellement de l’autorisation de cet herbicide.

L’AGPB, l’AGPM, la Fop et la CGB regrettent la « remise en question de l’ensemble des éléments scientifiques visant à décrédibiliser les agences sanitaires nationales, européennes et internationales ». Elles prônent un retour à « un discours basé sur la science et non l’idéologie ».

À armes égales avec nos compétiteurs

Si les associations de producteurs rappellent qu’elles sont « conscientes des attentes de la société », elles demandent de la part du gouvernement « une réelle ambition pour notre agriculture et la promotion d’un modèle compétitif et respectueux de l’environnement ».

Pour cela, elles souhaitent avoir du temps et demandent de donner « les moyens à la recherche et l’innovation afin de protéger nos productions et nos débouchés en permettant aux producteurs de grandes cultures d’être à armes égales avec nos compétiteurs. Le ministre de l’Agriculture le reconnaissait lui-même hier : continuer à importer des produits de pays ayant recours au glyphosate alors que nous nous apprêtons à en sortir “c’est un vrai problème” ! Mais ce n’est pas une réponse acceptable ! »

F.M.