Ce rapport, qui sera rendu public par l’Inra (sans que cette date soit précisée), « vise à mettre l’expertise de l’Institut au service de l’élaboration d’un plan de sortie du glyphosate demandé par le Premier ministre […] et qui sera présenté avant la fin de l’année ».

« Ce plan permettra à la fois d’accélérer les travaux de recherche et développement qui définiront des alternatives crédibles à l’utilisation de cette molécule, et la diffusion à grande échelle de ces nouvelles pratiques, notamment via le conseil et la formation », explique le communiqué du gouvernement diffusé vendredi en fin de journée.

Des impasses techniques

Le rapport de l’Inra permet « d’identifier les alternatives existantes et participe à la construction des solutions d’accompagnement agronomique, technique et économique nécessaires à la transition vers des systèmes de production sans glyphosate. Il apporte ainsi une première réponse à la demande du président de la République d’accélérer la recherche et le développement de solutions d’ici à trois ans ».

Le rapport mentionne également « des impasses techniques sur lesquelles le gouvernement et les filières devront prioritairement travailler en mobilisant les instituts de recherche et les organismes d’appui technique ».

Feuille de route pour moins de dépendance aux pesticides

Ce rapport va désormais être analysé par les services de l’État. « Avec les autres travaux en cours, il permettra au gouvernement de présenter, lors de la clôture des États-généraux de l’alimentation, une feuille de route ambitieuse visant une agriculture moins dépendante aux pesticides, dont le glyphosate. Cette feuille de route, une fois partagée avec les parties prenantes, sera finalisée au début de l’année 2018 ».

« Pas de solution miracle »

« Il n’y a pas de solution miracle et l’Inra ne travaille pas pour chercher une molécule qui remplacerait une autre molécule, c’est vrai pour le glyphosate comme pour d’autres » produits phytosanitaires, a récemment déclaré le patron de l’Inra, Philippe Mauguin, devant la Mission d’information sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

« La réponse sur laquelle on travaille, c’est la combinaison de plusieurs approches : il faut à la fois faire des progrès sur la sélection génétique, en agronomie et sur le biocontrôle », a-t-il expliqué.