Le secrétaire général du Copa-Cogeca (syndicats et coopératives agricoles de l’UE), Pekka Pesonen s’est dit « très déçu par l’absence de progrès sur ce dossier important ». Pour lui, « il est inacceptable que l’Union européenne ne suive pas l’avis scientifique de sa propre Autorité de sécurité des aliments (Efsa), qui a donné une évaluation positive de ce produit. Les institutions de l’Union européenne et les États membres ont la responsabilité de renforcer la confiance des consommateurs dans nos normes de sécurité des denrées alimentaires en soutenant le rôle de l’Efsa. Nous demandons à la Commission européenne d’approuver [la réautorisation du glyphosate, qui expire] le 30 juin ».

« Les Etats membres sont restés sur leurs positions, [...] la France votant contre la réautorisation [...] tout comme Malte. Sept autres pays se sont abstenus : Allemagne, Italie, Portugal, Autriche, Luxembourg, Bulgarie et Grèce », précise un communiqué paru ce jour de Foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer. Ces associations « saluent le vote de la France qui s’est opposée [...] au renouvellement du glyphosate, comme la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, s’y était engagée. » Et ajoute que « la Commission européenne doit maintenant en tirer les conséquences qui s’imposent et ne pas renouveler l’autorisation de la substance active glyphosate au niveau communautaire ».

L’issue de la réunion aujourd’hui était crainte par le commissaire européen en charge de la Santé et de la Sécurité alimentaire, qui avait rappelé aux États membres le 1er juin qu’ils « n’avaient pas besoin de se cacher derrière une décision de la Commission ».

A. Cas.