Le Copa-Cogeca a envoyé cette semaine une lettre à Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Comme l’année dernière, mais en comptant désormais sur l’avis de l’Echa (Agence européenne des produits chimiques) qui a jugé le glyphosate non cancérigène, le syndicat demande à la Commission de réautoriser l’herbicide en Europe, pour quinze ans.

Respecter l’avis des agences compétentes

« L’Echa et l’Efsa (Autorité européenne de la sécurité des aliments) ont émis des avis basés sur de solides preuves scientifiques, soulignant qu’il n’y a pas de souci de sécurité concernant l’utilisation du glyphosate en production végétale », rappelle Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca dans un communiqué paru mercredi.

Le syndicat européen croit « qu’il est essentiel de respecter ces opinions et de maintenir la confiance dans l’Efsa et les normes élevées que les producteurs de l’Union européenne (UE) rencontrent ». Pour lui, le fait d’interroger les processus décisionnels européens fondés sur la science « n’aura qu’un impact négatif sur la crédibilité des autorités de l’UE et nuira à nos normes de sécurité élevées ».

Glyphosate et couverts végétaux

« Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé dans l’UE, et permet de produire des aliments sûrs, abordables et de qualité, a ajouté Pekka Pesonen. Son utilisation est également importante dans le cadre de la destruction des couverts végétaux, pour prévenir l’érosion des sols et réduire les émissions de gaz à effet de serre », a-t-il ajouté.

Comme il n’y a aucune raison légitime de ne pas l’autoriser et que son retrait pourrait avoir un impact négatif sur l’environnement et le changement climatique, nous exhortons l’UE à réautoriser son utilisation pendant quinze ans conformément à la législation de l’UE, a-t-il conclu.

Le glyphosate bénéficie actuellement d’une extension d’autorisation, valable jusqu’à la fin de 2017.

A. Cas.