Dans une lettre adressée le 1er novembre à Christopher Wild, le directeur du Circ, deux membres républicains du comité des sciences et du sous-comité à l’environnement du Congrès américain se déclarent « préoccupés par l’intégrité scientifique » du programme « monographie » du Circ, qui évalue la cancérogénicité de diverses substances. En mars 2015, le Circ avait notamment classé le glyphosate en tant que « cancérogène probable » pour l’homme.

Enquêtes sur les travaux du Circ

« Des reportages récents dans les médias ont révélé des signes troublants de suppression, de manipulation et de conflits d’intérêts potentiels avec la monographie 112 sur le glyphosate », indiquent les membres du Congrès dans leur lettre. Ils mentionnent notamment l’enquête réalisée par la journaliste de Reuters Kate Kelland et publiée le 19 octobre, qui montrait que le rapport du Circ sur le glyphosate avait omis plusieurs conclusions scientifiques mettant en doute le caractère cancérogène de l’herbicide.

Le Circ a rejeté ces accusations dans une lettre publiée le 24 octobre 2017, dans laquelle il indique que « les classifications des risques de cancer faites par les monographies du Circ sont le résultat de délibérations scientifiques de groupes de travail de scientifiques indépendants, libres de tout conflit d’intérêts ».

Demande d’audience au Congrès

Le Congrès indique qu’il pourrait « bientôt tenir une audience » pour recevoir des témoignages du Circ sur la façon dont il a conduit ses examens. Il a demandé à Christopher Wild de fournir « les noms et les coordonnées des personnes affiliées au Circ qui pourraient servir de témoins potentiels pour cette audience », au plus tard pour le 8 novembre 2017.

A.M.