La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, veut interdire, dès le 1er janvier 2016, la vente en libre-service aux particuliers des herbicides – dont le fameux Roundup du groupe américain Monsanto – contenant du glyphosate, classé « cancérogène probable ».

Un « amendement à la loi de transition énergétique interdira le glyphosate en vente libre au 1er janvier 2016 », a-t-elle indiqué mardi à l'occasion d'un déplacement dans une jardinerie du Val-de-Marne, dans la Région parisienne.

Les points de vente devront limiter l'accès à ces produits, qui devront être vendus au comptoir. « Ceux qui se mettront en adaptation à la loi obtiendront des aides financières dans le cadre du plan Ecophyto », a souligné Mme Royal.

L'usage professionnel pas concerné

L'amendement sera déposé au Sénat lors de l'examen en juillet du projet de loi sur la transition énergétique. Il ne concerne en revanche pas l'usage professionnel du glyphosate, classé cancérogène « probable chez l'homme » – même si les « preuves sont limitées » – par le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce produit est le premier désherbant utilisé par les jardiniers amateurs , qui sont 17 millions en France. Au total, 2.000 tonnes de cette substance sont utilisées chaque année par les particuliers, et 8.500 tonnes par les agriculteurs et autres professionnels.