L'association de consommateurs CLCV a interpellé lundi les autorités sanitaires françaises et européennes et le ministre de l'Agriculture concernant le glyphosate, classé récemment comme « probablement cancérigène » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), demandant notamment qu'il ne soit plus vendu en libre-service pour les usages domestiques (jardiniers amateurs).

La CLCV demande ainsi « une analyse approfondie, d'une part, de l'utilisation du glyphosate dans l'agriculture et, d'autre part, de son impact sur l'environnement et la santé des consommateurs ». « Dans ce contexte, nous souhaitons qu'une analyse des bénéfices/risques des alternatives possibles dans le cadre d'un usage agricole au glyphosate soit lancée par l'agence sanitaire », ajoute l'association de consommateurs.

« Nous souhaitons également l'intégration de la synthèse effectuée par le Circ dans la réévaluation de la sécurité du glyphosate en cours par l'Efsa, ainsi que la prise en compte de tous les autres éléments de preuve scientifique pertinents et indépendants », développe la CLCV.

De plus, l'association souhaite que « le glyphosate et ses divers métabolites, en particulier l'AMPA, soient pris en compte lors de cette réévaluation ». Enfin, elle exige « qu'une attention toute particulière soit portée sur les risques encourus par les agriculteurs et les autres personnes exposées au glyphosate soit directement (notamment les jardiniers) soit indirectement (les riverains de zones traitées et les consommateurs). »