Dimanche sur France 3, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, annonçait avoir « demandé aux jardineries d'arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto ». Une annonce qui fait beaucoup de bruit... pour pas grand-chose puisque la ministre de l'Ecologie n'a pas le pouvoir d'interdire la vente des produits phytosanitaires. Cette décision est dans les mains du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, qui avait justement indiqué la semaine dernière ne pas vouloir interdire le glyphosate.

En attendant, les réactions se multiplient. L'association de consommateurs CLCV a salué lundi « l'interdiction de la vente en libre-service dans les jardineries de ce désherbant ».

Monsanto, de son côté, « s'étonne des déclarations de Mme la ministre de l'Ecologie sur le Roundup et de la stigmatisation de notre entreprise auprès de l'opinion française ».

Concrètement, dans le cadre de la deuxième version du plan Ecophyto en cours de consultation jusqu'au 29 juin, des propositions sont faites pour aider « les jardiniers à se passer des produits phytosanitaires, en particulier herbicides ». Il y est proposé notamment qu'à compter du 1er janvier 2018, l'accès aux produits phytosanitaires pour les jardiniers amateurs ne puisse plus se faire que par l'intermédiaire d'un vendeur certifié et compétent en matière de lutte intégrée. Mais rien d'acté pour l'instant.

F.M.