La position du ministre se situe dans la lignée de la commission de l’environnement et de la santé du Parlement européen, qui a proposé une disparition progressive de l’herbicide dans les trois prochaines années.

« Pendant ces trois ans, on regarderait tout ce qu’on peut trouver en termes d’alternative et aider ceux pour lesquels l’utilisation du glyphosate est indispensable à se pencher sur d’autres pratiques et d’autres techniques », a proposé Nicolas Hulot sur RTL, à deux jours du vote d’experts européens sur le sujet.

Positions diverses

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert s’est prononcé pour la réhomologation du glyphosate pour une durée de cinq à sept ans. Nicolas Hulot s’en remet à la décision de l’exécutif. « Le gouvernement prendra sa décision, mais l’idée qu’on soit en dessous de cinq ans me paraît plus cohérente pour tout le monde », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, 54 des 310 députés de la République en marche (LREM) ont demandé dimanche dans une tribune au Monde l’interdiction « le plus rapidement possible » du glyphosate dans l’Union européenne, au nom de « la santé de tous ».

A.M. avec l’AFP