Dans un rapport publié le lundi 6 novembre 2017, Générations Futures informe que « les études montrant les effets négatifs du glyphosate ont souvent été rejetées de manière injustifiée (non scientifique) lors de l’évaluation. »

« Tout d’abord, le rapport d’évaluation des risques (RAR) du glyphosate ne contient que 51 % des études universitaires publiées qui devraient s’y trouver, rapporte Générations Futures. De même, de nombreuses études de l’industrie ne sont tout simplement pas évaluées en donnant une raison scientifique spécifique pour rejeter ou accepter leurs conclusions. »

Selon l’analyse de l’ONG, sur 49 motifs de rejets ayant pu être expertisés, 45 l’ont été pour des raisons contestables ou très contestables scientifiquement.

« Ceci montre que l’évaluation du glyphosate n’a pas été faite de manière satisfaisante et qu’il ne devrait donc pas être autorisé à nouveau », déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures.

Générations Futures et PAN Europe espèrent que le gouvernement français prendra ces éléments en compte en décidant de ne pas voter pour le renouvellement de l’autorisation du glyphosate en Europe lors de la prochaine réunion du Scopaff le 9 novembre prochain, suivant ainsi l’exemple de l’Allemagne, de l’Autriche ou de l’Italie. ».