Vendredi dernier à Bruxelles avait lieu le vote qui devait fixer le sort du glyphosate avant l’expiration de son autorisation le 30 juin 2016. Mais en l’absence de majorité qualifiée, la Commission devait prendre la responsabilité de la décision.

« La Commission aurait pu interdire la substance considérée comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), estiment les organisations. Mais elle a choisi d’ignorer les inquiétudes légitimes de centaines de milliers de citoyens pour céder aux sirènes des lobbies. »

«La Commission gagne du temps»

« On peut penser que la Commission gagne du temps par crainte des foudres de l’industrie chimique, lancent Foodwatch, Générations futures et la Ligue contre le cancer. Mais le glyphosate est d’ores et déjà considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et le sera toujours dans 18 mois. Il faut donc l’interdire pour protéger la santé des consommateurs et des agriculteurs en appliquant strictement le principe de précaution inscrit dans nos textes européens. »

Les trois organisations rappellent qu’en France, plus de 156 000 personnes ont signé la pétition conjointe Foodwatch – Générations futures – la Ligue contre le cancer et que 69 % des Français se sont déclarés opposés à cette ré-homologation. Elles ajoutent qu’elles « ne comptent pas en rester là. Des procédures juridiques en cours permettront peut-être de mettre en lumière l’illégitimité, voire l’illégalité, de cette autorisation. »