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Les manifestations se poursuivent

Zones défavorisées
 - Les manifestations se poursuivent
© FDSEA de l’Aveyron

Les agriculteurs de l’Occitanie et de la Nouvelle-Aquitaine étaient toujours mobilisés mercredi contre le projet de réforme de la carte des zones défavorisées et perturbaient la circulation sur plusieurs axes du Grand Sud-Ouest.

Dans le Gers, des manifestants continuaient dans la journée de mercredi, le blocus des accès à Auch, entamé lundi. La fin du blocus a été finalement annoncée dès mercredi 18 h 30, alors qu’il devait durer jusqu’à jeudi soir. Cette annonce a été faite par les responsables de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ainsi que par le président de la Chambre d’Agriculture du Gers à la sortie d’une réunion avec la préfète. Celle-ci a réuni près de 80 maires, conseillers départementaux et élus gersois, accompagnés des responsables agricoles départementaux. Lors de cette réunion, selon les participants, la représentante de l’État Catherine Séguin a confirmé qu’aucune carte des zones défavorisées n’était encore arrêtée et que le gouvernement a décidé d’accorder un délai supplémentaire pour étudier les propositions des instances agricoles.

Dans l’Aveyron et le Tarn, les agriculteurs ont organisé des barrages filtrants et ont organisé des opérations escargot.

Dans les Hautes-Pyrénées, les agriculteurs ont bloqué des entrées et sorties de l’autoroute A64, selon la FDSEA. D’après le syndicat agricole, trois secteurs du département, soit environ une trentaine de communes, devraient sortir de la nouvelle carte des zones défavorisées. « Des sorties anormales car basées sur des critères technocratiques », a déploré le président de la FDSEA 65, Christian Fourcade.

« Enterrement fictif » d’une quarantaine de communes

Dans l’Aude, à l’entrée du secteur de la Piège, une opération « Piège morte » devait être organisée dans l’après-midi. Les agriculteurs envisagent de procéder à Fanjeaux à « l’enterrement fictif » de ce secteur d’une quarantaine de communes, directement touchées par la nouvelle carte des zones défavorisées agricoles. « C’est une action symbolique. On va enterrer les villages pour dire que c’est la mort du territoire », a indiqué Yann Vetois, éleveur de brebis audois et membre du collectif « Pour que vive la Piège ». « On a déjà mis des croix, un des maires de la zone va diriger la cérémonie. »

« Dans toutes les communes de ce secteur, les services publics municipaux et départementaux seront fermés en guise de protestation […] et en soutien à la profession agricole », selon un communiqué d’André Viola, président du conseil départemental de l’Aude.

A 4h30, dans la nuit de mardi à mercredi, les agriculteurs du Loiret étaient toujours mobilisés.

Les agriculteurs de la Nouvelle-Aquitaine ont eux aussi à nouveau manifesté mercredi en bloquant les accès de Pau (Pyrénées-Atlantiques) et de Niort (Deux-Sèvres).

À Pau, entre 120 et 140 tracteurs ont mené une opération escargot sur la rocade, d’où ils devaient ensuite gagner la Foire-exposition puis la préfecture, en centre-ville, où une délégation a rendez-vous avec le préfet.

« Nous en sommes toujours au même point. À ce jour, 49 communes ont été retirées du classement des zones défavorisées sur les 121 classées. Nous demandons leur réintégration ainsi que le classement en zone défavorisée d’une centaine d’autres qui, placées sur les coteaux, mériteraient ce classement », a résumé Marc Amestoy, directeur FDSEA des Pyrénées-Atlantiques.

Dans les Deux-Sèvres, le département de la région le plus affecté par les projets de réforme, les agriculteurs ont bloqué dès l’aube plusieurs accès à Niort, coupant les autoroutes A10 et A83, selon la préfecture et Vinci Autoroutes.

La présidente de l’Occitanie s’inquiète de la concurrence entre régions

« Je constate que des régions comme Grand-Est, Normandie et Auvergne-Rhône-Alpes gagneraient plusieurs milliers de nouveaux bénéficiaires alors que l’Occitanie et Nouvelle-Aquitaine verraient leur nombre de bénéficiaires baisser » s’étonne Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, dans un communiqué. « Cette concurrence entre les territoires n’est pas acceptable », ajoute-t-elle.

Pour la présidente de l’Occitanie, sa région « a le revenu le plus faible par agriculteur et la perte de ces aides constitue pour certains la moitié de leurs revenus ». Elle demande la présentation d’une nouvelle carte plus juste lors de la réunion du 20 février.

Avec l’AFP
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Commenter cet article 4 commentaires
FREDERIC THEPENIER

Tenez , ne lâchez rien ; sinon vous êtes foutus !

J CHARLES MONNIER

La solidarité doit s'intensifier car "les épargnés d'aujourd'hui seront les sacrifiés de demain " , par contre si elle vient à disparaitre , ce sera la fin du monde Paysan................

JEAN LOUIS BLIN

il faut bloquer porte de versaille salon de l agriculture

FREDERIC THEPENIER

Tout à fait d'accord .

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