À l’approche de la réunion nationale de vendredi, où une nouvelle proposition de carte des zones défavorisées devrait être dévoilée à la profession, quelques « signes encourageants » du ministère ont permis de faire redescendre la tension dans certains territoires… mais pas partout.

Prendre en compte le morcellement du parcellaire

Alors que des agriculteurs manifestaient en Occitanie (Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne), en Nouvelle-Aquitaine (Lot-et-Garonne) et dans la Région Centre (Indre-et-Loire, Loir-et-Cher), le ministère recevait mercredi des délégations régionales d’agriculteurs pour discuter de l’avenir de ces territoires.

En Occitanie, les dernières simulations du ministère sur le critère « petites parcelles et haies » permettraient de réintégrer 345 communes sur les 508 exclues dans la dernière mouture du projet. Ces avancées ont motivé la levée des barrages autour de Toulouse. Cet effort est jugé « encourageant mais pas satisfaisant » par la FRSEA, qui déplore des situations problématiques dans l’Aude, où la mobilisation se poursuivait jeudi, et le Gers.

En Nouvelle Aquitaine, le département du Lot-et-Garonne est également soulagé par la prise en compte des petites parcelles, qui permet notamment de réintégrer les coteaux nord du département, « une zone pauvre avec beaucoup d’élevages », indique la Coordination rurale 47.

D’autre part, le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Jean-Pierre Raynaud, également président de la commission de l’agriculture des Régions de France, doit rencontrer vendredi matin Stéphane Travert « à propos de la colère agricole causée par la réforme des zones défavorisées », indique un communiqué de la Région.

Insatisfaction en Sologne

En revanche, les agriculteurs de la Région Centre n’étaient pas rassurés et poursuivaient mercredi soir leur action dans le Loir-et-Cher, où ils réclament la réintégration de la Sologne. Une manifestation est également prévue vendredi à Orléans (Loiret).

La carte qui devrait être présentée vendredi par le ministère aux organisations professionnelles devrait être très proche de la version définitive qui sera envoyée à la Commission européenne. Des navettes sont à prévoir ensuite entre Paris et Bruxelles avant l’approbation de la carte qui doit entrer en vigueur en 2019.

B.L., avec l’AFP