« Vous avez une date, vous ? » demande Christiane Lambert aux journalistes venus l’attendre ce 12 février 2018, à la sortie du ministère de la Transition énergétique, où elle avait rendez-vous avec Nicolas Hulot, pour parler réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires.

« Un sujet complexe »

« La réunion qui s’est tenue vendredi [au ministère de l’Agriculture, NDLR] a acté qu’il fallait travailler encore. C’est vraiment nécessaire, parce que c’est un sujet complexe qui a été mis en dormance par le ministre précédent pendant six mois, ce que nous regrettons vraiment. »

Christiane Lambert rend responsable le président de la République des manifestations à Toulouse, Auch ou Arles. « Nous avons fait savoir à l’Élysée que nous avions trouvé que Monsieur Macron annonçait beaucoup trop vite et c’est cette expression trop rapide, à l’emporte-pièce qui a fait exploser le terrain. »

Macron « a voulu passer trop vite »

« Il ne transformera pas la France et l’agriculture en n’écoutant pas les organisations agricoles, il doit écouter les corps intermédiaires, insiste-t-elle. Nous avons proposé une position équilibrée, il a voulu passer trop vite, ça se retourne contre lui. »

Le 25 janvier, lors de la présentation de ses vœux au monde agricole, le président Emmanuel Macron avait promis des mesures d’accompagnement et un délai de sortie de deux, trois ans pour ceux qui seront exclus de cette aide européenne.

« Le ministre réunira la semaine prochaine le groupe de travail national. Il proposera une carte des zones défavorisées simples (GDS) au président de la République à la mi-février, conformément à la demande de celui-ci », a rappelé vendredi le ministère dans un communiqué.

AFP