Un peu plus d’un cinquième des Français sondés, 21 %, déclarent ne pas être en mesure de s’offrir une alimentation saine leur permettant de faire trois repas par jour. Et 27 % admettent ne pas avoir les moyens financiers de s’acheter quotidiennement des fruits et légumes.

Un signe de pauvreté

C’est chez les foyers les plus modestes que cette tendance est la plus marquée. Plus d’un Français sur deux dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1 200 € indique avoir des difficultés à payer la cantine de ses enfants et près d’un sur deux (48 %) estime avoir des difficultés à se procurer une alimentation variée.

Ils sont aussi une écrasante majorité, 86 %, à estimer que la précarité alimentaire est le signe d’une situation de pauvreté. De façon générale, le Secours populaire souligne que la situation financière d’une partie des Français s’est améliorée par rapport à 2017, tout en pointant qu’ils sont 39 % (+2 % par rapport à 2017) à déclarer avoir déjà connu une situation de pauvreté.

L’Union européenne « ne s’investit pas beaucoup »

Quant au seuil de pauvreté, il n’y a pas d’évolution notable par rapport à 2017 : les Français considèrent qu’une personne seule est pauvre quand elle a un revenu mensuel inférieur ou égal à 1 118 €, soit 5 € de plus que l’année précédente.

À quelques mois des élections européennes et alors que le renouvellement du Fonds européen d’assistance aux démunis (FEAD), arrivant à échéance en 2020, n’est pas assuré, 75 % des sondés considèrent que l’Union européenne « ne s’investit pas beaucoup » dans la lutte contre la précarité alimentaire.

AFP

(1) Sondage réalisé par téléphone du 22 au 26 juin 2018 sur un échantillon de 1 016 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.