La Commission européenne autorise le « plan très haut débit » présenté par la France, l’estimant « compatible avec les règles de l’UE (Union européenne) en matière d’aides d’État », a-t-elle indiqué ce lundi 7 novembre dans un communiqué. Ce feu vert était attendu : à la mi-septembre, la commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, avait indiqué que l’exécutif européen pourrait prendre bientôt « une décision positive ».

Ce plan, qui prévoit des investissements à hauteur de 13 milliards d’euros, « vise à amener le très haut débit partout en France sans fausser indûment la concurrence », ajoute l’exécutif européen. « Tous les ménages et entreprises français auront accès au très haut débit d’ici à 2022 », a commenté Margrethe Vestager, citée dans le communiqué.

Fibre optique, ADSL et 4G

Ce plan « élargit également le choix de fournisseurs. C’est une bonne nouvelle pour les citoyens et pour les petites et moyennes entreprises de France, ajoute-t-elle. L’accès au très haut débit est aussi une priorité essentielle de notre stratégie pour un marché unique numérique. »

Le plan français vise une couverture intégrale du territoire d’ici à 2022 principalement à l’aide de la fibre optique, mais aussi du satellite, de la montée en débit sur le réseau cuivre actuel (ADSL), et de la 4G pour les territoires moins accessibles. Une étape intermédiaire table sur la moitié des foyers couverts en 2017.