Michel Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, a présenté le 10 octobre 2018 les grands principes de la future réforme.

Un système universel de retraite

Dans un communiqué commun daté du 10 octobre, la FNSEA et JA « se félicitent du choix pour un système universel de retraite par points en lieu et place des 42 régimes actuels. C’est la réforme que nous demandions depuis 2003 en vue de rétablir la confiance par plus d’équité entre assurés et de lisibilité pour les futurs retraités. Les agriculteurs, comme tous les travailleurs indépendants, bénéficieront d’un régime de cotisations adapté. Nous serons vigilants, lors des concertations à venir sur le volet financier, pour que le taux de cotisations des agriculteurs ne soit pas augmenté. »

Le syndicalisme majoritaire affirme avoir obtenu le principe d’un minimum de retraite équivalent pour tous les futurs retraités et demande que ce minimum soit au moins égal à 85 % du Smic et qu’il soit financé par la solidarité nationale. « Nous attendons des prochaines discussions une réponse claire qui permette à nos retraités de vivre dignement », conclut le communiqué.

Solidarité entre cotisants

De son côté, la Confédération paysanne rappelle qu’en agriculture, « le niveau moyen de pension est de 740 € mensuels ». Dans un communiqué du 11 octobre 2018, le syndicat demande que « le nouveau système donne corps à une véritable solidarité financée aussi par des prélèvements sur les plus hauts revenus au bénéfice des pensionnés les moins bien lotis. Si la solidarité doit être assurée par l’État, elle est aussi l’affaire de tous les cotisants. » Et ajoute que : « Le gouvernement doit cesser de reporter la question de la revalorisation des pensions agricoles actuelles. »