Membres de la « plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire », une cinquantaine d’ONG et la Confédération paysanne ont dénoncé ce 16 mai le manque d’ambition du projet de loi « agriculture et alimentation ».
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Membres de la « plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire », une cinquantaine d’ONG et la Confédération paysanne ont dénoncé ce 16 mai le manque d’ambition du projet de loi « agriculture et alimentation ».

Ou est passée la transition ?

Les organisations ont alerté sur le manque de cohérence du texte avec les conclusions des ateliers des États-généraux de l’alimentation et les attentes des citoyens. « Le projet de loi n’impacte pas une véritable transition des modèles agricoles », a précisé Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne.

Les ONG ont déploré l’absence de référence au bien-être animal et à la protection du climat. Sans perdre espoir, le collectif, composé notamment de Greenpeace, WWF ou l’UFC-Que Choisir, appelle les députés à corriger le tir lors de la discussion publique du texte à l’Assemblée nationale qui débutera le 22 mai. Les organisations pourront notamment compter sur les parlementaires de la commission du développement durable de l’Assemblée. C’est dans cette commission que « quelques avancées ont été prises contre l’avis du gouvernement », précise Arnaud Gauffier, responsable de la agriculture durable chez WWF, « mais elles ont été supprimées ensuite lors du passage en commission des affaires économiques ».

Stéphane Travert renvoie la balle aux plans de filière

Laure Ducos, chargée de campagne pour l’agriculture et l’alimentation chez Greenpeace France, espère également que les « députés seront ambitieux face à un gouvernement qui se désengage de ses responsabilités ».

Le ministère de l’Agriculture a été particulièrement pointé du doigt. « Lors du passage du texte en commission, Stéphane Travert a énormément renvoyé la question de la transition vers les plans de filière », a précisé Arnaud Gauffier. « Or, lorsqu’on fait la compilation des plans, on est certain qu’ils n’arriveront pas à remplir l’objectif de 15 % de SAU en bio en 2022. »

Le « grand plan d’investissement » n’est pas non plus en reste. « Pour l’instant, il n’est pas prévu dans ce plan de soutien spécifique pour atteindre les objectifs fixés de la loi des 15 % de SAU en bio et de 20 % de bio en restauration collective en 2022 ». Là aussi, les ONG espèrent un retournement.

Alexis Marcotte