Publié le 3 mai 2018, l’indice des prix des produits alimentaires de la FAO est resté globalement stable en avril. Il affiche une moyenne de 173,5 points, soit une légère hausse depuis mars et un gain de 2,7 % par rapport à son niveau d’avril 2017. Les prix de la plupart des céréales et des produits laitiers ont continué à progresser, tandis que la baisse se poursuit sur les marchés de l’huile végétale et de la viande.

Sous pression de la météo

L’indice des prix des céréales de la FAO atteint 168,5 points, soit 1,7 % de plus qu’en mars, et 15,4 % de plus qu’en avril 2017. « Les risques liés aux conditions météorologiques, en particulier aux États-Unis, et la vigueur des échanges ont soutenu les prix du blé et les prévisions de diminution des emblavements aux États-Unis ajoutées au contexte de baisse de la production en Argentine à la suite de la sécheresse ont continué à tirer les prix internationaux du maïs vers le haut », indique la FAO.

Du côté des produits laitiers, l’indice s’établit à 204,1 points, en hausse de 6,7 points, soit 3,4 %, par rapport à mars. « Il s’agit du troisième mois consécutif de hausse, note la FAO. Avec cette augmentation, l’indice se situe 11 % au-dessus de sa valeur de l’année dernière. La tendance à la hausse s’explique par une forte demande à l’importation de tous les produits laitiers, associée aux inquiétudes du marché en ce qui concerne les disponibilités à l’exportation en Nouvelle-Zélande, qui a vu sa production de lait baisser plus que prévu. »

La viande en berne

L’indice des prix de la FAO pour la viande recule à 169 points en avril, en baisse de 1,6 point, soit 0,9 % par rapport à sa valeur légèrement révisée de mars. La tendance était sensiblement la même à la même période en 2017. « Au cours du mois, les prix de la viande bovine et porcine ont légèrement reculé, alors que ceux de la viande d’ovins et de volaille sont restés stables, précise la FAO. La hausse des exportations en provenance des Amériques a favorisé la baisse des prix de la viande bovine ; les prix de la viande porcine ont eux aussi baissé, en raison du fléchissement de la demande à l’importation. »