Le monde agricole, l’industrie agroalimentaire et la distribution avaient rendez-vous ce matin avec Michel Sapin et Stéphane, pour faire le point sur le déroulement des négociations commerciales annuelles qui s’achèveront le 28 février 2017. Voilà quelques jours, les industriels laitiers tirèrent la sonnette d’alarme.

Intégrer les remontées des cours

C’était l’occasion pour les ministres de rappeler « la nécessité que les négociations tiennent compte, pour l’ensemble des maillons de la filière, du contexte de remontée des cours de plusieurs produits agricoles, en particulier dans les filières laitière et porcine ».

« Ces hausses, très attendues et importantes pour les producteurs concernés, doivent être pleinement prises en compte dans les négociations en cours afin d’assurer un juste équilibre entre les intérêts des producteurs, des industriels et des consommateurs », précisent les deux ministères dans leur communiqué de presse.

La DGCCRF à l’affût

Michel Sapin a profité de cette réunion pour rappeler « qu’il avait demandé à la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes) d’être particulièrement vigilante et a souligné sa large présence sur le terrain avec plus de 1 600 contrôles réalisés en 2016 sur cette thématique ».

Réaction syndicale

Dans un communiqué de presse diffusé le 9 février également, « la FNSEA, présente à cette réunion, tient à rappeler le contexte extrêmement difficile que traverse l’ensemble de l’agriculture française. Face aux négociations commerciales qui s’annoncent encore une fois tendues, il est évident que les producteurs ne supporteront pas une année supplémentaire de prix excessivement bas, alors même que certains cours remontent après avoir touché le fond. »

« Or comme d’habitude la tentation est grande de voir chacun se renvoyer la responsabilité sur le thème « c’est la faute de ». Pour nous, le vrai juge de paix sera le prix payé à la production. Dans la Loi Sapin 2, des outils sont prévus pour prendre en compte les coûts de production agricoles tout au long de la chaîne alimentaire : c’est le moment de juger de leur efficacité ! »