« Nous n’avons pas été invités à travailler sur les plans de filières alors que nous sommes la première organisation syndicale dans l’agroalimentaire », a déploré lundi la Fédération générale de l’agroalimentaire-CFDT, lors d’une conférence de presse.

Comme une réponse au gouvernement, le syndicat se propose d’évaluer les plans de filières bâtis par les interprofessions faisant suite aux États-généraux de l’alimentation. La FGA-CFDT présente cinq premières fiches d’évaluation concernant les plans de filières (veau, viande bovine, lait de vache, céréales et fruits et légumes). D’autres fiches d’évaluation devraient suivre pour d’autres filières, explique le syndicat.

La performance sociale est oubliée

« Si les plans de filières traitent clairement d’une stratégie partagée de montée en gamme, l’engagement dans la transition agroécologique est moins clair et la partie sociale complètement écartée. La volonté de rendre attractifs et professionnaliser les métiers de l’agroalimentaire est affichée dans les plans de filières mais ces derniers donnent peu de détails sur la manière d’y parvenir », regrette la FGA-CFDT.

Le syndicat rappelle qu’en 2013 et en 2015, dans le cadre du pacte de responsabilité, des accords-cadres prévoyaient de travailler sur la qualité de vie au travail et la prévention des risques professionnels. « Ils ne sont pas pris en compte dans les plans de filières, c’est comme si on repartait de zéro », explique le syndicat.

« Nous espérons profiter du Salon de l’agriculture qui aura lieu prochainement pour obtenir un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture. Nous avons nombre de sujets à aborder avec lui », a conclu la FGA-CFDT.

Marie Salset