Chiffres et dates ne semblent pas être le point fort du gouvernement qui entretient le flou au gré de ses annonces. Dernière en lice : le calendrier donné hier par le Premier ministre, Édouard Philippe, du grand plan d’investissement, à hauteur de 50 milliards d’euros, dont l’ambition est « la transformation du modèle économique et social » du pays.

Les investissements prioritaires définis par les EGA…

Dans ce grand plan, est en effet prévu un volet agricole de 5 milliards d’euros sur cinq ans, dédié à l’investissement. Durant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait indiqué vouloir consacrer la somme à « un plan de transformation agricole » destiné à « moderniser les exploitations ayant un impact positif sur l’environnement et le bien-être animal ».

Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture du premier gouvernement d’Édouard Philippe, en avait ensuite plus ou moins précisé les contours au fur et à mesure de ses sorties. Les États-généraux de l’alimentation devaient notamment permettre d’en définir les grandes orientations et d’en cibler les investissements prioritaires, avait-il annoncé le 7 juin 2017, lors du congrès annuel de Jeunes agriculteurs à Dunkerque (Nord).

… Vont devoir attendre

Mais, lancés le 20 juillet, les travaux menés dans le cadre des États-généraux de l’alimentation devraient prendre fin en novembre, a déjà prévenu le gouvernement. Or, Édouard Philippe a annoncé, le 2 août 2017, en Conseil des ministres, la tenue d’« une conférence de l’investissement » en septembre pour présenter « les orientations et les premières mesures phares mises en œuvre en 2018 » du grand plan d’investissement.

Quid du volet agricole ? Il apparaît peu probable que les conclusions des États-généraux de l’alimentation et les décisions prises en conséquence, fassent partie de ce premier train de mesures mises en œuvre en 2018.

Rosanne Aries