« L’agriculture ne doit pas être une politique d’autrefois mais une politique de demain. Il faut réformer en profondeur la Pac et proposer une nouvelle politique », affirme Jacques Carles, fondateur d’Agriculture Stratégies, lors d’une présentation à la presse des propositions de la plateforme, le 13 juin 2018.
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« L’agriculture ne doit pas être une politique d’autrefois mais une politique de demain. Il faut réformer en profondeur la Pac et proposer une nouvelle politique », affirme Jacques Carles, fondateur d’Agriculture Stratégies, lors d’une présentation à la presse des propositions de la plateforme, le 13 juin 2018.

Agriculture Stratégies a déjà formulé ses propositions pour une réforme de la Pac, le 25 mai dernier, quelques jours avant l’annonce des propositions législatives de la Commission européenne pour la future Pac. L’organisation propose une Pac fondée sur quatre objectifs : garantir la sécurité alimentaire, assurer la stabilisation des marchés, participer au relèvement des revenus agricoles et accompagner la transition environnementale et énergétique.

Prendre le temps de la réforme

« Il faut refuser la tyrannie du calendrier et porter un grand projet européen », a insisté Hervé Gaymard, président du conseil départemental de la Savoie, ancien ministre de l’Agriculture et membre du comité d’orientation stratégique d’Agriculture Stratégies. Agriculture Stratégies estime que le délai est trop court d’ici aux élections européennes de 2019 pour porter « un projet de réforme ambitieux », mais qu’il faut pour autant engager dès à présent, une réflexion en profondeur.

Une proposition à budget constant

« Sur le plan du coût budgétaire, l’agriculture ne coûte pas plus cher que le logement, au contribuable français. En France, les dépenses pour l’agriculture, budget de la Pac et politique fiscale, représentent 12 à 14 milliards d’euros, contre 46 milliards pour le logement. Nous pouvons légitimement prétendre à un budget qui tienne la route », argumente Olivier Alain, vice-président du conseil régional de la Bretagne, également membre du comité d’orientation stratégique d’Agriculture Stratégies, et qui a été coordinateur des États-généraux de l’alimentation.

Difficile pour l’instant de savoir quelle sera la position de la France, portée par Emmanuel Macron et Stéphane Travert lors des futures négociations entre les États membres, à l’automne prochain.

Frédéric Descrozaille (LREM), député et membre du comité d’orientation stratégique d’Agriculture Stratégies, confie ne pas avoir pour l’instant de retour du gouvernement sur ce point. Il affirme pourtant que « le président a pour ambition de redonner du sens à la Pac, comme il l’a toujours affirmé au cours de sa campagne ».

Marie Salset