Les eurodéputés se penchaient mercredi sur les orientations de la future politique agricole commune, telles que dessinées par la Commission lors de sa communication du 29 novembre. Ils se sont exprimés à une large majorité (32 voix pour, 5 contre et 96 absentions) pour une politique agricole qui reste réellement commune et contre toute baisse budgétaire.
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Les eurodéputés se penchaient mercredi sur les orientations de la future politique agricole commune, telles que dessinées par la Commission lors de sa communication du 29 novembre. Ils se sont exprimés à une large majorité (32 voix pour, 5 contre et 96 absentions) pour une politique agricole qui reste réellement commune et contre toute baisse budgétaire.

Tout en souhaitant davantage de flexibilité pour « adapter la politique agricole aux besoins [des États membres] », les eurodéputés « rejettent toute renationalisation » et prônent une Pac fondée sur « une série commune d’objectifs, de règles, d’outils et de contrôles ». Pour répondre aux différents enjeux identifiés (durabilité, innovation, économie circulaire, etc.), la Pac « doit recevoir un financement suffisant, ce qui signifie maintenir a minima le budget de la Pac à son niveau actuel », soutiennent-ils.

La commission a également émis d’autres recommandations :

  • des mesures de verdissement simplifiées sur le plan administratif et davantage axées sur les résultats,
  • l’élimination progressive des références historiques pour le calcul des paiements directs, d’ici à 2030, afin de « soutenir davantage ceux qui apportent d’autres biens publics »,
  • plus d’argent pour revitaliser les zones rurales,
  • des soutiens redistribués en plafonnant les aides pour les grandes exploitations,
  • une distribution plus équitable des fonds entre les États membres, qui tiennent compte cependant des différences de coût du travail et de pouvoir d’achat,
  • un soutien pour les agriculteurs touchés par la volatilité des revenus et des prix,
  • un soutien augmenté pour les jeunes et nouveaux agriculteurs,
  • l’exclusion des secteurs les plus sensibles des négociations commerciales,
  • la possibilité de verser des aides couplées au choix des États membres.

On peut s’attendre à ce que le Parlement européen, qui examinera le texte à la fin du mois, suive l’avis exprimé par les députés de la commission spécialisée.

Bérengère Lafeuille