« Mercredi après-midi nous réunissons à Bercy ce que nous appelons le comité de suivi des négociations commerciales. Il y aura les représentants des agriculteurs, de la grande distribution, les industries agroalimentaires. On va leur dire qu’il faut aller plus loin, que le compte n’y est pas », a annoncé le ministre ce vendredi matin, le 12 avril 2019, sur BFMTV.

La loi « ne va pas assez loin »

« L’objectif de cette loi, c’était de mieux répartir la valeur. Après trois mois d’application, elle ne va pas assez loin », a-t-il constaté. La Répression des fraudes (DGCCRF) « fait 6 000 contrôles [par an, NDLR]. Elle a déjà sanctionné des entreprises, des groupes. Il faut aller plus loin », a-t-il également prévenu, laissant présager un renforcement des sanctions.

« Je ne montre pas du doigt la grande distribution, mais ce n’est pas en une année que les choses peuvent se faire. L’augmentation des prix va se faire en un an, en deux ans. Mais il n’est plus possible aujourd’hui que les agriculteurs soient étranglés, qu’il y ait un suicide tous les deux jours », a encore déploré Didier Guillaume.

Aller plus vite

« Une marche a été franchie, pas assez vite, nous allons en franchir une deuxième sur ce qui va se passer dans les mois qui viennent avec les marques de distributeurs qui représentent 40 % du volume. Aujourd’hui, la grande distribution veut faire du bio, du circuit court. Ils ont raison, je veux les encourager mais il faut que ça paie les agriculteurs », a-t-il encore déclaré.

Les dernières ordonnances relatives à la loi Alimentation, celle sur les prix abusivement bas et celle sur la coopération, seront examinées le 17 avril lors du conseil des ministres.

AFP