« À ce stade, ce sont 160 dossiers qui ont été soumis par des agriculteurs sur le site internet dédié (81 dans la Seine-Maritime, 31 dans l’Oise, 26 dans l’Aisne, 19 dans la Somme, 3 dans le Nord). Les premiers versements sont effectifs depuis ce jour », affirme le ministère dans un communiqué du 13 novembre 2019 mis à jour le 14.

Les agriculteurs peuvent déposer leurs dossiers en ligne (www.fmse.fr/fonds-indemnisation-l) jusqu’au 15 décembre.

Voir aussi : Incendie de l’usine Lubrizol — Le site de demande d’indemnisation est ouvert (05/11/2019)

Le fonds abondé par Lubrizol avait fait l’objet d’une convention le 25 octobre avec le Fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), qui intervient pour indemniser les agriculteurs pour les pertes économiques subies du fait des maladies ou d’accidents environnementaux.

Entre 40 et 50 milions d’euros

Une réunion de suivi sera organisée au début de décembre entre les parties « pour faire le point sur l’état d’avancement de la convention et des indemnisations », ajoute le ministère. Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume avait assuré le 11 octobre que l’incendie avait causé aux agriculteurs un préjudice global estimé « entre 40 et 50 millions » d’euros.

Outre l’indemnisation des agriculteurs, Lubrizol s’est engagé à dégager des aides pour les commerces qui ont été pénalisés par l’incendie et pour le soutien de l’activité touristique de Rouen et de la Normandie.

Plus de 3 000 agriculteurs touchés

L’incendie qui s’est déclenché sur l’usine de produits chimiques Lubrizol dans la nuit du 25 au 26 septembre à Rouen avait conduit à suspendre la commercialisation de l’ensemble des productions agricoles situées dans une large zone couvrant 5 départements et 216 communes.

Voir aussi : Ensilages suspendus après l’incendie d’une usine (27/09/2019)

Ces restrictions ont été maintenues jusqu’au 14 octobre pour les produits laitiers, et au 18 octobre pour le reste des productions. Un peu plus de 3 000 agriculteurs ont été potentiellement concernés car ayant une parcelle dans la zone de restriction, dont 425 éleveurs laitiers.

R.H., avec l’AFP