« C’est un modèle d’accord de libre-échange qui va changer le paysage commercial pour toujours », s’est félicité dans la foulée de la signature Donald Trump, le président américain, présent à Buenos Aires aux côtés de ses homologues mexicain et canadien, pour cette cérémonie juste avant le début officiel du sommet du G20.

Une promesse de Trump

« Avec la signature de ce traité, le président Trump tient sa promesse […] de protéger les agriculteurs, les entreprises et les travailleurs américains », a abondé la Maison Blanche. Bien moins enjoué, le Premier ministre canadien a estimé que le nouvel accord allait remédier à la menace « d’une sévère instabilité économique » qui « aurait été beaucoup plus dommageable ».

Tout en soulignant le caractère « historique » de ce texte, Justin Trudeau en a profité pour faire passer un message à Donald Trump. Cette avancée « [nous donne] encore plus de raisons de continuer à travailler afin de lever les taxes douanières sur l’acier et l’aluminium entre nos deux pays », a taclé le Canadien.

Le marché canadien s’ouvre

Le Canada a accepté d’assouplir son système dit de « gestion de l’offre », qui contrôle la production et le prix du lait et de la volaille. Ce système assure des revenus stables aux agriculteurs canadiens grâce à des quotas annuels et des taxes à l’importation atteignant 275 %. Cet assouplissement donnera aux Américains un meilleur accès au marché canadien.

Donald Trump exigeait le démantèlement complet de ce dispositif. Ottawa a ouvert 3,4 % de son marché, « de manière semblable au TPP », le partenariat transpacifique que le Canada a signé en mars avec 10 pays de l’Asie-Pacifique. Washington et Ottawa se sont également mis d’accord pour que le nouveau traité commercial contienne un chapitre sur l’environnement.

L’accord est signé pour 16 ans, avec la possibilité de le réexaminer tous les six ans.

AFP