« Nous pensons arriver [à conclure les négociations] sinon à la fin de l’année, au début de l’année prochaine, parce que nous nous sommes beaucoup investis, déclare Cecilia Malmström à l’occasion d’une conférence sur le commerce à Bruxelles. Si ça traîne jusqu’en janvier ou au début de février, ce n’est pas un drame. »

Conclure avant les élections au Brésil

La Commission a toujours affirmé vouloir parvenir à un accord politique avec le Mercosur avant la fin de l’année 2017, notamment parce qu’une campagne électorale est prévue en 2018 au Brésil. Selon la loi brésilienne, « tous ceux qui se présentent à l’élection doivent démissionner six mois avant, ce qui signifie qu’à la fin de mars, il n’y aura plus de gouvernement », explique Cecilia Malmström.

Les discussions sont entrées dans une phase cruciale. Un nouveau cycle de négociations s’est ouvert la semaine passée à Bruxelles et doit s’achever vendredi. « Il y aura évidemment des rencontres avec le Mercosur à Buenos Aires », la semaine prochaine, en marge de la 11e conférence ministérielle de l’OMC, précise aussi Cecilia Malmström, et « peut-être une annonce sur là où nous en sommes ».

La France inquiète

Mais « chacun sait qu’il reste des sensibilités », ajoute-t-elle. La France est particulièrement inquiète des concessions faites par Bruxelles sur la viande bovine et l’éthanol, deux produits très sensibles pour le Vieux Continent, dans l’espoir de nouveaux débouchés en Amérique latine pour le secteur automobile européen.

« L’opinion publique française doit regarder l’accord dans son ensemble, estime la commissaire européenne. C’est en premier lieu au gouvernement français que revient la responsabilité de vendre cet accord à ses citoyens. »

AFP