« Nous sommes totalement opposés, dans l’état actuel, à ce traité. Pour le gouvernement wallon, c’est non ! » a déclaré à la radiotélévision belge RTBF, Elio Di Rupo, le ministre-président de la Wallonie, ce lundi 20 janvier 2020.

Des craintes pour son agriculture

Cet ancien Premier ministre socialiste craint notamment les conséquences de l’accord sur l’agriculture wallonne. Il réclame également que les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) appliquent les mêmes règles sanitaires que les pays de l’Union européenne.

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Le feu vert de la Wallonie, tout comme celui des deux autres Régions de Belgique (la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale), est indispensable pour que le gouvernement de l’État fédéral puisse approuver le texte.

À la fin de 2016, la Wallonie avait à elle seule bloqué, au même stade et pour des raisons similaires, l’approbation par la Belgique et donc la signature par l’Union européenne de l’accord avec le Canada, le Ceta, provoquant une minicrise diplomatique de plusieurs jours.

Un vote du Parlement dans les prochains jours

Le Parlement de la Wallonie doit voter dans les prochains jours une résolution dans laquelle il « demande au gouvernement wallon de signifier officiellement au gouvernement fédéral qu’il s’oppose à l’accord ».

Le traité aura « un impact négatif sur le respect des objectifs climatiques de l’accord de Paris, sur l’environnement, sur la santé et sur le développement d’un modèle agroalimentaire durable en Wallonie », est-il souligné dans ce texte débattu lundi en commission au Parlement.

Conclu au début de l’été 2019 après vingt ans de négociations, l’accord avec le Mercosur est le plus large jamais négocié par Bruxelles. Il nécessite l’approbation de l’ensemble des pays membres pour entrer un jour en vigueur.

La signature formelle du texte par l’Union européenne et le Mercosur n’est pas attendue avant la fin de 2020. Mais il faudra pour cela convaincre, outre la Belgique, certains États membres récalcitrants, comme la France, l’Irlande, l’Autriche ou le Luxembourg.

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AFP