Le mandat de négociations a été adopté ce lundi matin, le 15 avril 2019, et « nous allons maintenant être contact dès qu’ils (les Américains) se réveillent » pour voir « quand nous allons nous rencontrer, a ajouté la Commissaire suédoise lors d’une conférence de presse. C’est entre leurs mains. »

Éviter une guerre commerciale

Les États-Unis doivent également adopter un mandat de négociations. Cecilia Malmström a estimé que cet accord, destiné à éviter une guerre commerciale entre les deux blocs, était « une étape cruciale ». La France s’est opposée à l’ouverture de ces négociations, en raison de l’hostilité de Donald Trump à l’accord sur le climat.

Pour les Européens, la négociation doit être limitée aux biens industriels alors que Washington veut y intégrer l’agriculture. Ce secteur n’en fera « pas partie », a assuré la commissaire, ajoutant qu’il s’agissait d’une « ligne rouge » pour l’Europe.

La France s’oppose

L’opposition de Paris à ces négociations a été sans effet, car les décisions en matière commerciale se prennent dans l’Union européenne à la majorité qualifiée. La voix française n’était donc pas indispensable. La France était sous la pression des autres États membres, en particulier de l’Allemagne. La Belgique s’est abstenue.

La Commission européenne compte commencer à discuter avec Washington dès que les États-Unis auront adopté leur mandat de négociation, dans l’espoir d’arriver à un accord avant la fin de son mandat, c’est-à-dire le 31 octobre. Si les négociations vont à leur terme, Bruxelles anticipe une augmentation des échanges transatlantiques d’un peu moins de 10 % d’ici à 2033 dans les secteurs concernés, ce qui correspond à 53 milliards d’euros.

AFP