La visite a duré une heure, « et c’est rare, donc à souligner : on a été reçu par quelqu’un qui était à l’écoute », commente Joris Miachon, responsable de la section des jeunes de la Coordination rurale, reçu le 10 avril 2018 à l’Élysée par la conseillère à l’agriculture du président de la République, Audrey Bourolleau.
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La visite a duré une heure, « et c’est rare, donc à souligner : on a été reçu par quelqu’un qui était à l’écoute », commente Joris Miachon, responsable de la section des jeunes de la Coordination rurale, reçu le 10 avril 2018 à l’Élysée par la conseillère à l’agriculture du président de la République, Audrey Bourolleau.

Les dossiers s’empilent…

Accompagné par le président d’honneur et la secrétaire générale du syndicat, François Lucas et Véronique Le Floc’h, Joris Miachon a fait part de ses propositions en matière d’installation, de transmission et de foncier. Et si la conseillère a pris des notes, souligne-t-il, « elle ne nous a rien promis pour mai notamment. Elle nous a expliqué qu’ils travaillaient sur un dispositif pour améliorer l’installation, la transmission et l’accès des jeunes au foncier. Mais qu’avec les EGA à finaliser, la Pac 2020… Ils avaient beaucoup de choses à faire en peu de temps, qu’il faudrait donc patienter. »

… comme les propositions

Du côté des propositions, la Coordination rurale a plaidé pour un dispositif portant sur l’installation « plus simple et plus juste. Une dotation au jeune agriculteur (DJA) qui soit la même pour tout le monde, en tenant compte cependant des zones défavorisées ». Joris Miachon estime que le nouveau système avec modulations de la DJA a créé des inégalités. « Ce dispositif incite à choisir son projet selon l’aide qu’il apporte. Ça n’est pas normal. L’effet le plus pervers vient de la quatrième modulation basée sur le principe “plus tu investis, plus je te donne”. Nous n’en voulons pas. » Cette modulation mise en place avec la fin des prêts bonifiés en 2017 s’appuie sur le montant investi pour le projet.

Joris Miachon, responsable de la section des jeunes de la Coordination rurale : « La CR veut encourager le crédit transmission. » © CR

Pour favoriser la transmission, la CR défend également le recours à des outils déjà existants, comme le crédit à la transmission « pas assez encouragé aujourd’hui ». Le rôle des Safer est également à revoir, poursuit le représentant des jeunes : « Sa mission doit davantage être tournée vers l’installation. » L’accès à la réserve pour les DPB ne doit par ailleurs pas être limité à un accès pour les jeunes.

Enfin, « sans prix rémunérateur, on ne relancera pas l’installation », a ajouté Joris Miachon déjà dans le pas de ses aînés.

Rosanne Aries