Au-delà de ces 275 premières communes, les dossiers de 156 autres communes ont été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires, indiquent dans un communiqué commun les ministères de l’Intérieur, de la Transition écologique et de l’Économie.

Une nouvelle réunion le 6 mars

La commission de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle s’est réunie mercredi « en procédure accélérée », sous l’égide du ministère de l’Intérieur, les services experts devant notamment identifier les communes où la crue décennale a été atteinte ou dépassée. Une nouvelle réunion est prévue le 6 mars pour les cas restants.

La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle permet aux victimes ayant souscrit un contrat d’assurance de dommages d’être indemnisées pour les dégâts matériels dus aux inondations. « Je redis à tous les assureurs, […] ‘‘ Faites vite, faites bien et faites simple’’ », avait demandé au début de février le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, décrivant les conditions de vie difficiles des personnes touchées par les inondations. Selon lui, le coût des dégâts devrait être « plutôt inférieur aux dernières inondations de 2016 ».

De nombreux cours d’eau touchés

Des pluies exceptionnelles tombées sur des sols saturés d’eau ont provoqué en janvier la crue de nombreux cours d’eau, notamment de la Seine, la Marne, l’Yonne, mais aussi du Rhône et de la Saône, entraînant des inondations, en particulier dans l’Île-de-France.

À Paris, la Seine a atteint son pic le 28 janvier (5,86 m, contre 6,10 m en juin 2016). Mercredi matin, elle était encore à 4,15 m au pont d’Austerlitz. Sur la moitié nord du pays, les décrues en cours se poursuivront très lentement et pourront être ralenties par de nouvelles pluies, indique mercredi Vigicrues.

Les inondations qui avaient frappé la France en mai et en juin 2016 s’étaient soldées par 182 000 sinistres déclarés auprès des assureurs, pour un coût supérieur à 1,4 milliard d’euros, selon un bilan de la fédération du secteur publié en mai 2017.

AFP