Dénoncer les importations d’huile de palme, la Confédération paysanne y est favorable mais pas pour les mêmes raisons que la FNSEA. Elle les dénonce car « la production [de cette huile] est une catastrophe en termes de déforestation et d’impacts sur les paysans du Sud, lance-t-elle dans un communiqué diffusé le 11 juin 2018. Pour autant, transformer de l’huile de colza en agrocarburant est aussi une impasse pour les paysans, dont le bilan environnemental s’avère calamiteux. »

Le débouché alimentaire plutôt que les biocarburants

Et d’ajouter que « la France transforme quasiment toute la production d’huile de colza en diester, ce qui fait que l’on importe de l’huile de colza pour la consommation alimentaire, alors même qu’il s’agit d’une des meilleures huiles pour l’alimentation humaine. La filière des agrocarburants étant au bout de son incohérence en matières technique, économique et environnementale, la FNSEA cherche un bouc émissaire à la faillite de ce système. »

La Confédération paysanne estime que ces actions n’apporteront rien au « revenu des paysans ». « Nous avons d’ailleurs fait valoir nos propositions en la matière auprès des sénatrices et sénateurs qui entament demain l’examen du projet de loi agriculture et alimentation. C’est pourquoi nous dénonçons l’instrumentalisation de cette question au profit des intérêts très particuliers de l’agro-industrie. Ce n’est pas en bloquant des raffineries que l’on sauvera les paysan-ne-s ! »