« La Chine va mettre en œuvre immédiatement [les points de] consensus auxquels sont parvenues les deux parties en matière de produits agricoles, d’énergie, d’automobile et autres biens spécifiques », a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère, Gao Feng, le 5 décembre 2018. Cette déclaration intervient cinq jours après la rencontre des deux chefs d’État, pour atténuer la guerre commerciale entre les deux premières économies mondiales.

Pékin donne peu de détail

Le ministère chinois des Affaires étrangères avait déjà annoncé mercredi la prochaine « mise en œuvre de points spécifiques sur lesquelles un consensus a été obtenu », mais sans plus de précisions. Gao Feng n’a pas non plus précisé quelles mesures allaient s’ensuivre. Depuis l’annonce que Pékin et Washington ont conclu une trêve, samedi, dans leur conflit commercial, seule la partie américaine a donné des détails sur ces « points de consensus ».

Donald Trump a fait état, dans ses tweets, de promesses chinoises concernant d’importants achats de produits américains, en particulier agricoles, ou la diminution des surtaxes sur les automobiles. Jusqu’à mercredi, Pékin n’avait pas confirmé que les deux pays se laissaient un délai de 90 jours pour reprendre le dialogue et tenter de résoudre leurs contentieux. Un flou qui a jeté le doute sur les marchés quant aux chances d’aboutir à un accord.

« Supprimer les droits de douane accrus »

« Les équipes des deux parties sont en contact et coopèrent bien. Nous avons pleinement confiance dans la possibilité d’aboutir à un accord dans les 90 jours, a expliqué Gao Feng.

Le but des 90 jours de discussions, c’est de supprimer tous les droits de douane accrus. » Selon lui, les négociations bilatérales vont notamment porter sur la protection de la propriété intellectuelle, la coopération technologique, l’accès aux marchés et un commerce équilibré.

La Maison Blanche a dès le départ indiqué que les discussions porteraient sur des « changements structurels ». Les États-Unis sont excédés par leur déficit commercial vis-à-vis de la Chine. Ils lui reprochent également de ne pas respecter la propriété industrielle et d’imposer des transferts de technologie « forcés » aux entreprises étrangères. Ces griefs sont souvent partagés par les chefs d’entreprises européennes.

AFP