Rebondissant sur la publication des comptes prévisionnels de l’agriculture en 2015, le syndicat rappelle qu’entre juillet et septembre 2015, les marchés des grains ont connu « une chute vertigineuse de 22 % : le blé (Rouen) est passé de 190 à 150 €/t et le maïs (Bordeaux) de 180 à 142 €/t. Plus stables, les oléagineux ont perdu 9 % sur la même période, le colza [chutant] de 400 à 350 €/t et le tournesol de 415 à 350 €/t. »

Toujours concernant les prix, l’OPG souligne que « la grande volatilité des cours a été très pénalisante ; la période de prix hauts a été très fugace et correspond malheureusement à l’époque des récoltes, soit une période durant laquelle les agriculteurs n’étaient que très peu en marché ».

Des MAEC « inaccessibles »

L’organisation dénonce aussi les évolutions de la Pac, et notamment la régionalisation des aides du second pilier qui, malgré « une relative stabilité » du budget, « a rendu inaccessible la plupart des mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) que les agriculteurs étaient prêts à prendre pour compenser la baisse des aides du premier pilier ».

Conséquence, selon l’OPG, « les investissements ont été bloqués mais cela n’a pas suffi, c’est le revenu et donc la rémunération du travail qui est atteinte. Cette dégradation économique de nos exploitations se poursuit hélas au-delà de l’exercice comptable de 2015. Les phénomènes climatiques du début de l’été 2016 ne se limitent pas seulement à l’accablement des bilans comptables : c’est maintenant le moral des agriculteurs qui est atteint. »