Au lendemain de l’annonce de concessions sur la fiscalité écologique, le chef de l’exécutif souhaite que soit mené un travail dans les prochains mois, sur « les dépenses contraintes » des Français, évoquant à l’Assemblée nationale, le 5 décembre 2018, les frais bancaires, les assurances, les mutuelles et le coût d’entretien des automobiles. Parmi les solutions avancé...
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
17%

Vous avez parcouru 17% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

Au lendemain de l’annonce de concessions sur la fiscalité écologique, le chef de l’exécutif souhaite que soit mené un travail dans les prochains mois, sur « les dépenses contraintes » des Français, évoquant à l’Assemblée nationale, le 5 décembre 2018, les frais bancaires, les assurances, les mutuelles et le coût d’entretien des automobiles. Parmi les solutions avancées, le Premier ministre entend aider « les entreprises à mieux rémunérer le travail ».

« Des propositions ont été formulées […] pour que les entreprises qui le souhaitent puissent verser une prime exceptionnelle à leurs salariés et que, dans ce contexte, cette prime soit défiscalisée. J’y suis ouvert et je mettrai à l’agenda des discussions cette proposition avec les partenaires sociaux », a par ailleurs indiqué Édouard Philippe. Le débat qui s’ouvre devra traiter de la fiscalité, sans créer de nouvel impôt ni aggraver le déficit public, a-t-il précisé.

Augmenter le Smic

Le Smic augmentera de 1,8 % « dès le mois de janvier 2019 », a également annoncé le Premier ministre, évaluant le total de la hausse à 3 % en ajoutant à l’indexation la baisse des cotisations sociales et la hausse de prime d’activité prévue pour avril 2019.

« Sur un an, grâce à l’action conjuguée de l’indexation, de la baisse des cotisations sociales et de la prime d’activité, la hausse sera de l’ordre de 3 % par rapport à janvier 2018. La hausse de la prime d’activité que nous avons décidée pour avril 2019 amplifiera encore cet effet », a-t-il affirmé devant les députés.

« Le projet de loi Pacte permettra de libérer la participation, l’intéressement et l’actionnariat salarié, des dispositifs qui visent à mieux partager les profits des entreprises », a-t-il aussi souligné.

Le retour de l’ISF sur la table

Le gouvernement ne craint pas le débat « nécessaire » sur l’efficacité de la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF) menée par l’exécutif en 2017, a affirmé Édouard Philippe, confirmant un « bilan » d’experts devant se tenir en 2019.

« Comme le Parlement l’a souhaité, un comité composé d’experts et de personnalités qualifiés, dont des parlementaires, effectuera le bilan de cette réforme. Nous ne craignons pas ce débat. Il est nécessaire. Il aura lieu », a assuré le Premier ministre.

Le gouvernement renoncera définitivement à la hausse des taxes sur les carburants s’il ne trouve pas les « bonnes solutions » sur le pouvoir d’achat lors de la concertation locale.

Il a enfin appelé à l’Assemblée nationale « tous les acteurs du débat public » à la « responsabilité », alors que les « gilets jaunes » pourraient à nouveau manifester le 8 décembre 2018. « Tous les acteurs du débat public, responsables politiques, responsables syndicaux, éditorialistes, citoyens, seront comptables de leurs déclarations dans les jours qui viennent. Oui, je lance ici un appel à la responsabilité », a affirmé Édouard Philippe.

Rosanne Aries, avec l’AFP