Soucieuse du renouvellement des générations, la Fnab demande la création d’un fonds dédié à la formation des futurs agriculteurs.

À la fin d’octobre, le fonds de formation Vivea actait la suppression des financements pour les formations en amont de l’installation (dispositif « Émergence »). Ce « coup d’arrêt » porté au renouvellement des générations menace particulièrement l’installation en agriculture biologique, estime la Fnab dans un communiqué publié vendredi.

« Notre secteur est très dynamique, près de 20 % des installations aujourd’hui se font en agriculture biologique. Et la bio attire de plus en plus de profils en reconversion professionnelle, qui ne viennent pas du monde agricole », s’inquiète Nadou Masson, secrétaire nationale de la Fnab en charge des questions d’installation et de transmission.

Travailler à une solution de remplacement

Au-delà de la bio, d’ailleurs, les enfants d’agriculteurs ne reprennent plus forcément la ferme familiale, et « de nouveaux profils de candidats, étrangers au monde agricole, se présentent avec des besoins de formation et d’accompagnement forts et très en amont du projet d’installation lui-même », souligne la Fnab.

La fédération « peut entendre que Vivea ne peut pas assumer seule la formation des générations agricoles de demain », mais demande que le ministère de l’Agriculture travaille avec tous les acteurs de la formation professionnelle à une solution de remplacement, qui puisse être « abondé par Vivea et d’autres fonds complémentaires, afin de garantir un dispositif efficace de formation en amont de l’installation ».

« La reprise de nos fermes dans de bonnes conditions est un sujet qui nous concerne autant que notre formation continue », explique Nadou Masson.