Cette mise au point semble être une réponse aux inquiétudes exprimées par les agents publics de l’établissement sur l’avenir de ce dernier. « L’Office est confronté depuis plusieurs années à une situation financière tendue, mais qui ne remet pas en cause l’avenir de l’établissement », a déclaré Didier Guillaume dans un communiqué diffusé par le ministère ce 29 janvier 2019.

Un modèle économique fragilisé

La « fragilisation » du modèle économique de l’ONF, affirme le ministère, s’explique notamment par la stagnation du prix du bois et l’impact de charges nouvelles, notamment liées à l’accueil du public en forêt. Le ministère rappelle que le gouvernement a engagé à la fin de novembre une mission d’évaluation du contrat d’objectif et de performance (COP) 2016-2020, dont elle attend des « pistes d’évolution de nature à consolider structurellement l’établissement ».

Le ministère salue d’ores et déjà les « gros efforts » engagés par l’ONF dans le cadre du contrat d’objectif en cours, « pour améliorer l’efficacité de sa gestion ». Des efforts qui commencent à porter leurs fruits, estime Didier Guillaume, lequel conclut en réaffirmant sa confiance à l’ONF et à ses personnels.

Démission surprise

Le 17 janvier, le départ surprise et à sa demande du directeur général de l’ONF, Christian Dubreuil, sur fond de climat social plus dégradé que jamais, avait une fois de plus jeté le trouble sur l’avenir de l’ONF. Les autorités pointent sa mauvaise situation financière. Un constat que ne nient pas les agents de l’office public, lesquels dénoncent en revanche les remèdes mis en œuvre pour y faire face, déplorant une privatisation rampante de l’office et l’« industrialisation croissante » des forêts publiques.

L’ONF, doté d’un budget annuel d’environ 850 millions d’euros, emploie quelque 9 000 personnes, dont les deux tiers sont des fonctionnaires ou des contractuels de droit public.

AFP