Ça ne passe pas. Alors que le ministre de la Cohésion des territoires prévoit de supprimer l’outil de compensation collective agricole dans son projet de loi sur le logement, les représentants de la profession dans l’Île-de-France montent au créneau. La FNSEA, JA et la chambre d’agriculture de la Région estiment « inenvisageable » de revenir sur cette obligation.

Sur le même pied que l’environnement

Au même titre que les pertes environnementales donnent lieu à compensation, ils demandent que l’outil soit maintenu. Car « il représente un levier de premier choix pour inciter les aménageurs à limiter leur consommation de foncier agricole, et leur impact sur la fragilisation des filières ». La compensation peut en effet se traduire par la mise en place de projets nouveaux « sources de valeur ajoutée, avec des bénéfices attendus tant sur le plan des circuits courts que du développement des agromatériaux ».

Un outil déjà en marche dans les Régions

L’Île-de-France a d’ailleurs déjà commencé à expérimenter la mesure. « D’importants travaux en Régions, avec le lancement de phases d’expérimentation soutenues, pour le cas de l’Île-de-France, par le préfet et la présidente de la Région » ne peuvent supporter sa soudaine remise en cause, estiment la profession.

En attendant le futur projet de loi à l’automne, les premières mesures du texte seront dévoilées le 13 septembre 2017, lors de la présentation de la « stratégie logement » du gouvernement en conseil des ministres.

Rosanne Aries