Tôt ce matin du 6 mars 2018, une quarantaine d’agriculteurs ont investi la gare de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, pour protester contre le projet de la ligne Paris-Normandie. « Dans cette action conjointe de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) d’Île-de-France, nous avons mobilisé une trentaine de tracteurs, et paillé la gare et les quais, indique Alessandra Gambarini, des JA Île-de-France. Le but : obtenir un rendez-vous avec...
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Tôt ce matin du 6 mars 2018, une quarantaine d’agriculteurs ont investi la gare de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, pour protester contre le projet de la ligne Paris-Normandie. « Dans cette action conjointe de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) d’Île-de-France, nous avons mobilisé une trentaine de tracteurs, et paillé la gare et les quais, indique Alessandra Gambarini, des JA Île-de-France. Le but : obtenir un rendez-vous avec la ministre des Transports. »

Les syndicats n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Cela fait deux ans que les agriculteurs concernés par le tracé reliant la gare Saint-Lazare à Yvetot (Seine-Maritime), s’opposent au projet. « Ce sont 10 hectares par kilomètre de voie ferré qui sont menacés », assure Alessandra Gambarini.

Un tracé encore inconnu

Le président des JA du canton de Mantes-la-Jolie, Rémy Lefevre, est lui-même menacé par la ligne. S’il rappelle que pour l’heure, le tracé n’est pas définitif, il est inquiet pour l’avenir. « Je me suis installé au début de l’année, dit-il. Le projet, c’est certain, aura un impact sur mon exploitation. »

En juin dernier, les agriculteurs avaient distribué des tracts et des légumes locaux aux abords de la gare, afin de sensibiliser les habitants à l’impact du projet sur les exploitations. « Nous avons pu constater que peu de gens étaient au courant des discussions en cours pour cette ligne », explique Rémy Lefevre, avant d’assurer que faute d’être écouté, les actions iraient crescendo. Les JA ont aussi mis en ligne une pétition contre le projet.

Hélène ChaligneJournaliste web