En 2017, l’excédent des échanges agricoles et agroalimentaires s’établit à 5,7 milliards d’euros (Md€), en recul de 0,4 milliard par rapport à 2016. C’est ce que constate le ministère de l’Agriculture, dans une note Agreste publiée le 16 avril 2018.

Peu de céréales en 2016

L’excédent commercial des céréales recule pour la deuxième année consécutive. Il affiche 4,4 milliards d’euros, en repli de 651 millions d’euros. Sur les six premiers mois de 2017, faute de disponibilités, les quantités exportées de blé tendre sont quasi deux fois moins importantes que sur la même période de 2016.

Les exportations décrochent de 8 % sur un an. Puis au second semestre, les ventes en volume bondissent de 56 % par rapport à la même période en 2016, et les tarifs gagnent 1 % sur un an. « Au total, sur l’ensemble de 2017, les ventes de blé tendre à destination de l’étranger diminuent de 424 milliards par rapport à 2016, précise le ministère.

Après une année 2016 en décrochage de 32 %, les exportations françaises d’orge se contractent de 76 M€ en 2017, soit 8 %. Les volumes reculent aussi. « À l’instar du blé tendre, l’évolution se déroule en deux temps, compare la note. Sur la première moitié de 2017, les volumes d’orge exportés reculent de 16 % par rapport à 2016. […] Au second semestre de 2017, les volumes expédiés renouent avec la hausse. »

Les exportations de maïs fléchissent de 192 M€ sur un an, soit 13 %, pénalisées par les prix en hausse et l’offre en repli. « Le maïs français est moins compétitif par rapport aux autres céréales pour les utilisations en alimentation animale et les quantités exportées régressent », indique le ministère.

Davantage de produits laitiers importés

L’excédent des échanges de produits laitiers fléchit de 368 millions d’euros pour atteindre 2,5 milliards d’euros et atteint le niveau le plus bas depuis 2009. Les importations bondissent et restent au-dessus des exportations. « Les prix des produits laitiers et plus particulièrement l’écart de valorisation entre la matière grasse du lait et la matière protéique expliquent en grande partie les évolutions », précise le ministère.

« Face à un recul important du prix de la poudre de lait sur le marché mondial, les transformateurs ont privilégié les fabrications de crème en 2017, pour la troisième année consécutive, entraînant une moindre disponibilité en matière grasse pour l’élaboration de beurre, en tant que coproduit partiel des poudres. »

Le déficit des échanges de viande se creuse

En 2017 toujours, l’excédent commercial des filières animales s’établit à 0,7 milliard d’euros, en diminution de 31 M€ par rapport à 2016. Dopé par l’exportation de bovins, l’excédent des animaux vivants grimpe et affiche 1,7 milliard. Le déficit des échanges de produits animaux se creuse du fait de la dégradation des soldes commerciaux en viande porcine et en volaille.

A contrario, le déséquilibre des viandes bovines se réduit à la faveur de l’augmentation des exportations, grâce aux prix en hausse et aux volumes qui progressent légèrement. « En revanche, les importations s’accroissent du fait du seul renchérissement des prix dans un contexte où la consommation apparente française de viande bovine continue de diminuer en 2017 », dit le ministère.